Un seul masque. Deux Berlin.
Krieger traverse un siècle de colère : de la capitale impériale en guerre à une république qui se répète.
La ville des sifflets et des zeppelins.
La guerre vide les rues et remplit les affiches. Dans une capitale qui compte ses morts par colonnes de journal, un homme masqué refuse de choisir un camp autre que le sien.
Au front, la tranchée est faite de terre, de bois et de morts mal enterrés. Ceux qui mettent le masque à temps survivent à l'attaque au gaz. Les autres restent dans un champ, du côté d'Ypres, et n'en reviennent qu'en le suivant.
Berlin, période sombre. Rendu du prototype.
La surveillance a remplacé les affiches.
Un siècle plus tard, les façades wilhelmiennes portent du béton et des écrans. Les mécanismes ont changé de nom, pas de fonction : on ne placarde plus, on enregistre.
Le masque, lui, n'a pas changé. C'est tout le propos de la saga : une république qui se répète finit par rappeler le même homme.